Pau, des visages, des figures

Le projet est ici de s'intéresser à ces visages, à ces figures, qui font de Pau une ville singulière, et d'aller chercher leurs traces dans la ville elle-même. En partenariat avec la mission “ville d'art et d'histoire”, ville de Pau, la Médiathèque André Labarrère et le musée Bernadotte.

Pau, des visages, des figures

Nous ne pourrons jamais expliquer ou justifier la ville.La ville est là. Elle est notre espace et nous n’en avons pas d’autre.Nous sommes nés dans des villes. Nous avons grandi dans des villes.C’est dans des villes que nous respirons…
Georges Perec, Espèces d’espaces, éd. Denoël, 1973

La ville est une histoire qui ne s’arrête jamais. Ses espaces collectifs sont habités, hantés, par la présence de ceux qui nous ont précédés: quelques “phares” historiques bien sûr, et d’autres qui nous sont parfois inconnus, mais qui ont donné leur nom à une rue, une place… Ou bien à qui on a dédié, ici ou là, une sculpture, un buste, une plaque commémorative, le nom d’un équipement collectif. Et d’autres encore dont l’espace urbain ne garde pas trace mais qui font pourtant partie de notre histoire.

Le projet est ici de s’intéresser à ces visages, à ces figures, qui font de Pau une ville singulière, et d’aller chercher leurs traces dans la ville elle-même. Avant toute chose, nous sommes donc allés marcher dans les rues, les places et les jardins. Et c’est chemin faisant que nous avons progressivement élaboré une liste de noms à partir des différentes figures rencontrées sur le terrain, et d’autres, choisies un peu “au sentiment”, mais qui, toutes et pour des raisons diverses, ont une relation particulière avec la ville de Pau. Liste non exhaustive, ni très scientifique, et dont le caractère subjectif et provisoire fait partie du projet, de ses intentions de départ, de son contexte institutionnel et humain, de ses “circonstances plus ou moins atténuantes”.

Chaque participant à cet atelier s’est alors chargé de composer le portrait “graphique” de deux de ces personnes: au bilan, une collection d’images reflétant une grande diversité de points de vue et de vocabulaires. Ce ne sont ni des dessins, ni des peintures, ni des photographies, même si certaines mettent en jeu la photographie, le dessin, la peinture, la typographie, le collage, etc. Aucune ne prétend“représenter” de manière “juste” le visage, la figure qu’elle convoque.Nous les espérons simplement suffisamment intrigantes pour être reçues comme une sorte d’hommage à quelques personnes,grandes ou petites, célèbres ou anonymes, qui ont croisé, un temps, l’espace de cette ville… Une contribution à la construction d’un regard poétique et sensible sur le patrimoine, aujourd’hui.

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Gaston Phébus, Marguerite de Navarre, Guy Debord, Alexander Taylor,Jeanne d'Albret, Pierre Bourdieu, Henri IV, Frédéric Beigbeder,Marguerite de Valois, Jean-Baptiste Jules Bernadotte, Henry Russell,Francis Jammes, Simin Palay, Juan Manuel Fangio, Don Jesús Fernandez Duro,Émir Abd el-Kader, André Courrèges, Paul Tissandier, Alfredo Binda,Roger Excoffon, Georges Perec, Daniel Balavoine, André Labarrère,Charles Moureu, Paul-Jean Toulet, Zaha Hadid, Francesc Sabaté Llopart,Hypolite Taine, Bertrand Cantat...

Jean Bernadotte

Bernadotte
Comme vous voyez c'est l'uniforme d'un maréchal de France. Bernadotte, de petit soldat est devenu maréchal de France.Et de maréchal il est devenu- roi de Suède, comme vous le savez.

il y a une tête: pourquoi une tête d'aigle? Comme vous voyez sur la tête de Bernadotte, c'est le nez qui est frappant. C'est pourquoi j'ai choisi la tête d'aigle. Mais l'image j'ai composé ici, représente aussi, le parcours d'un homme et de son ami: Napoléon. Donc, c'est aussi une époque que cette image représente: l'empire, l'aigle est aussi le symbole de l'empire.

Henri IV

Henri IV
L'image que vous voyez est une photo prise de la statue qui se trouve au château de Pau,J’ai légèrement modifié les yeux, mais je n’ai rien changé des sourcils, ni de la moustache, ni de ce sourire, si particulier.

Je n'ai pas -contrairement à ce que l'on pourrait croire- fait une faute d’orthographe, en oubliant le H d’Henri IV. Pas du tout : c’est tout ce visage qui dessine un H majuscule.